Si on leur donnait la parole: interview de Alois Fallen
- sonia

- 21 nov. 2019
- 3 min de lecture

1. Alors Aloïs, présentez-vous un peu à nos lectrices qui vous ne connaissent pas encore ?
La première chose à savoir, c’est qu’il faut absolument remédier à cette béance culturelle, car personne ne devrait ignorer qui je suis. Pourquoi ? Je te vois sourire, Sonia… Tu penses à mon physique exceptionnel, ma gueule d’ange, mais je ne suis pas qu’un mâle à la virilité particulièrement attractive. Mes amis me qualifient de connard au grand cœur, mon auteur d’enfoiré sexy, mes clients de mentaliste démoniaque, mes victimes de sadique imbibé de whisky, moi je dirais que je suis avant tout un ange, déchu de surcroît. Pourquoi ? Une lectrice m’a dit à juste titre, qu’on ne devient pas comme on est par hasard. En ce qui me concerne, l’amour a coupé mes ailes, et le diable a récupéré mon âme.
Je passe mes journées sur cette Terre a fouillé dans la lie de l’humanité, je suis détective privé. Si quelqu’un a besoin de mes services, je serai au Soul Wolf, un bar jazzy de Londres.
1. Nous faisons la connaissance d’Aaron dans votre histoire, que pouvez-vous nous dire sur lui ?
Tu veux parler du gamin ? Bah, quoi ? Pour moi qui suis né, il y a plusieurs centaines d’années, c’est un enfant. Aaron, c’est la justice incarnée homme. Beau gosse, droit dans ses bottes, pas un pet de travers. Je suis sûr qu’il baise en missionnaire sa blonde décolorée. En tout cas, quand l’inspecteur de la Metropolitan Police se pointe au Soul Wolf, ses beaux principes s’en trouvent secoués. Entre mes méthodes pas très conventionnelles, et la belle Andy, il est sur le point de perdre la boule.
2. Vous avez beaucoup de charme, avez-vous une petite amie ?
Oui, j’ai une petite amie, une différente tous les soirs, et le problème, c’est qu’elles s’attachent. Mon cœur n’est plus disponible à l’arnaque de l’amour depuis Ysaline, mais pour en savoir plus, il faut lire mon histoire !
3. J’ai vu que vous aviez mené une enquête il y a trois semaines sur les réseaux sociaux pouvez-vous nous en parler ?
Mais avec plaisir. Figurez-vous que je suis né dans l’esprit de Charlie Genet. (Je ne suis pas con, je sais que je suis un héros de papier), j’imaginais qu’après mon livre, elle ne penserait plus qu’à en écrire un autre sur ma personne. Eh bien non ! Elle m’a trompé ouvertement, pendant que je prenais quelques vacances à La Nouvelle-Orléans chez mon pote aux dents pointues, Alistair (cf. Innocence condamnée).
Du coup, j’ai voulu en savoir plus, mais ma blonde (j’ai le droit de l’appeler comme ça, après tout, je suis dans sa tête) n’a rien voulu me dire. D’où mon coup de gueule et ma prise de contrôle de la page Facebook Elixyria.
J’ai dû suivre la piste de Noé et Suzanne. Ce sont les petits nouveaux, les héros de Sensual Bachata. Ils dansent un truc collé serré sur des rythmes envoûtants et sensuels… Je sais c’est mignon, mais si lui a un réel problème avec ses addictions, elle, c’est d’un psy dont elle aurait besoin. Elle est traumatisée, détruite. C’est ce que j’ai compris en allant cambrioler la maison de ma créatrice puis celle de mes éditeurs. D’ailleurs, c’est dingue ce qui se passe chez eux ! Je suis resté comme deux ronds de flans devant le magnifique trailer, ému comme seul un ange pourrait l’être. Avant de redevenir moi-même et de siffler la bouteille de Whisky, un single malt dix-huit ans d’âge, planqué dans le bar. J’ai étalé tout ça sur Facebook, il aurait été dommage de gueuler et que personne ne m’entende.
4. Avez-vous quelques choses à dire à votre créatrice ? Et à son éditrice ?
Je n’ai qu’une seule chose à dire. Tant qu’il y aura une femme pour vouloir de moi, une bouteille de whisky à vider, je vous poursuivrai toutes les deux, pour mener une nouvelle enquête et qui sait, résoudre certains problèmes en suspens.
Sur ces bonnes paroles, je vous propose de me suivre jusqu’au Soul Wolf, pour passer du bon temps. Tu es la bienvenue bien sûr Sonia.




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